"Soyons le changement que nous souhaitons voir dans le monde" Mahatma Gandhi

"Ne doutez jamais qu’un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde.
C'est d'ailleurs toujours comme cela que ça s'est passé." Margaret Mead



vendredi 25 octobre 2013

Rendons grâce à notre Terre-Mère

Bonjour les amiEs,

    Mon amie Maryvonne m'a fait remarqué, à juste titre,
    que l'ancien titre de cet article "Donnons des droits à la Terre"
    était bien présomptueux et représentatif d'une vision erronée qui nous
    placerait encore une fois au-dessus de la Nature.
    En effet, notre Terre-Mère n'a, en aucun cas, besoin de nous pour
    réclamer ses droits et nous devrions plutôt lui rendre grâce d'accepter avec
    autant de patience nos comportements si peu respectueux ;-)
    Pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté sur cet ajout à mon article, je
    confirme que je soutiens à 200% cette belle initiative
qui a le potentiel pour
    débloquer la crise actuelle, mettre en place une feuille de route très
    différente et construire une nouvelle vision.


Un mouvement citoyen à travers toute l'Europe demande que le Parlement européen reconnaisse le crime d'Ecocide, c'est à dire le fait de détruire des écosystèmes à grande échelle.
 
Cette initiative a pour objectif de préserver la biodiversité et les générations futures, grandement menacées par une gestion des ressources terrestres effrénée, tournée uniquement vers les profits à court terme.  

Si une telle directive est adoptée, elle permettra de responsabiliser des personnes physiques : dirigeants d'entreprises, chefs d'états, directeurs de banque, afin qu'ils optent pour un changement vers cet autre monde que nous appelons de nos vœux, plus humain et plus solidaire et pour une transition énergétique rapide. 



Pour cela, nous demandons que les personnes physiques, responsables de ces destructions, puissent être pénalement poursuivies afin de sortir d'une politique de "pollueur-payeur" qui ne condamne que les entités morales à l'origine de catastrophes - et encore rarement- et ne remet pas en question les activités industrielles qui s'accaparent le vivant comme celles menées par Monsanto.

Il ne s'agit pas d'envoyer ces personnes en prison, mais bien de leur proposer un moyen de résister à la pression de leurs actionnaires ou de tout autre groupe constitué de personnes sans respect pour notre belle planète, la Nature dont nous sommes un élément indissociable et ainsi donner un droit d'existence sur une planète vivante et belle aux générations futures.



Pour soutenir ce projet législatif, rendez-vous sur http://www.endecocide.eu
muni d'une pièce d'identité pour prouver votre citoyenneté européenne.
En effet, il ne s'agit pas d'une pétition, mais bien d'un vote à l'échelle européenne.


Pourquoi en avons-nous besoin ?
  • Pour qu’une loi puisse être invoquée pour tous types de destructions environnementales
  • Pour que la responsabilité pénale des décideurs soit engagée
  • Pour préserver et protéger la biodiversité
  • Pour protéger les écosystèmes dans leur ensemble, et pas seulement des éléments distincts comme le sol, l’air, la faune et la flore
  • Pour favoriser la transition écologique
  • Pour honorer notre devoir envers les générations futures
  • Pour contribuer à un changement de valeurs afin que la Terre se voit reconnaître des droits
Cette initiative a été lancée au départ par de simples citoyens de 7 pays d'Europe, soutenue par de nombreuses organisations depuis,


et des personnalités qui ont manifesté leur appui par la publication d'une Tribune dans Le Monde.fr le 16 juillet dernier (Pierre Rabhi, Philippe Desbrosses, Edgar Morin...) :


Il ne reste que 3 mois pour rassembler 1 million de signatures dans 7 pays européens.

Pour l'initiative Right2Water, la déclaration de soutien faite à une heure de grande écoute à la télévision allemande par un chanteur a permis de réunir
800 000 signatures en 15 jours et l'initiative a ainsi pu réunir les 1 million de signatures nécessaires pour être prise en compte par le Parlement Européen.


Nous recherchons donc des personnalités publiques qui pourraient nous aider de plusieurs manières : 
  • en acceptant d'être filmée quelques minutes pour en obtenir une vidéo faites de témoignages et d'appels à soutien.
    Cette vidéo sera diffusée fin novembre sur les réseaux sociaux pour booster le nombre de signatures dont nous avons besoin pour nous faire entendre.

A l'issue de la période de collecte de signatures, fin janvier 2014, et quelquesoit le nombre de soutiens obtenus, nous continuerons à promouvoir la reconnaissance du crime d'Ecocide et cela, à l'échelle des Nations Unies.

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Voici ci-dessous la traduction de l'article http://eradicatingecocide.com/overview/a-law-for-business/ que je trouve remarquable pour expliquer les conséquences bénéfiques d'une telle loi.
(merci à mon ami Pierre Johnson pour l'aide apportée à cette traduction). 


Une loi pour les entreprises


La Directive anti-écocide, si elle était mise en œuvre,
favoriserait grandement les solutions soutenables.

Dans presque tous les pays, des entreprises relèvent le défi de cesser d'être à l'origine de destructions de masse, pour devenir une partie de la solution ; les énergies renouvelables, les technologies de la prochaine génération et l'innovation évoluent ainsi dans une direction très différente.

Ce qui empêche ces entreprises de changer d’échelle est l'absence d'une loi globale qui privilégie les investissements dans des activités qui ont peu ou pas d'impacts négatifs sur les personnes et la planète. Elles sont toutes confrontées au même défi : changer d’échelle sans un cadre législatif global qui privilégie leur entreprise. Les subventions et les politiques gouvernementales actuelles ne soutiennent pas l'économie verte, et les dispositions volontaires ne brisent pas le plafond de verre. Tout simplement, il n'y a pas de règles du jeu équitables. Les investisseurs ne reçoivent pas de signaux pour privilégier le long terme ;
les investissements continuent à alimenter les technologies établies depuis longtemps plutôt que de soutenir les nouvelles technologies durables et les gouvernements sont incapables de mettre en œuvre une politique qui n'est pas soutenue par un cadre juridique international.


Sans un cadre juridique global qui ferme la porte aux activités industrielles dangereuses et ouvre la possibilité d'un large soutien, les gouvernements, les investissements et les entreprises ne peuvent pas sortir de l'impasse. Malgré tous les efforts de tant d'entreprises, presque toutes les limites écologiques sont en cours de dépassement.

La Directive anti-écocide est une loi qui va changer les règles du jeu. Comme indiqué par Polly Higgins, dans son deuxième livre, « La Terre, c'est notre affaire : Changeons les règles du jeu », la règle numéro un qui régit la plupart des entreprises est de faire du profit sans aucune conséquence. Cette loi a marché pendant une longue période ; mais nous savons maintenant que beaucoup de pratiques commerciales sont à l'origine de destructions de masse. Souvent, il n'y a aucune intention ; la plupart du temps, l'écocide est un effet collatéral de l'activité exercée.

Pour imaginer les conséquences positives sur les affaires d'une telle Directive anti-écocide, trois étapes sont nécessaires :

1. Créer un cadre équitable pour tous;
2. Donner une période de transition appropriée et
3. Donner l'opportunité au monde industriel de changer à un niveau international.

Une Directive anti-écocide aidera les entreprises aux objectifs écologiques ambitieux.
En supprimant à la source les restrictions actuelles à l'économie verte, une Directive anti-écocide bénéficierait grandement à l''entreprise qui a une vision affirmée de développement durable.
En créant une loi qui interdit l'écocide, une nouvelle règle du jeu serait établie pour le monde des affaires, qui succéderait à celle d'aujourd'hui, laquelle n'a pas réussi à éviter les conséquences néfastes au plus haut niveau. La Directive anti-écocide crée une nouvelle disposition « penser avant d'agir » ; elle crée une obligation légale de prendre en compte en premier lieu les intérêts des êtres humains et de la planète.
Lorsque cela se produira, les entreprises avec un programme affirmé de durabilité, auront les moyens de remplir leur objectif.

Polly Higgins a proposé à tous les gouvernements une période de transition de 5 ans de 2015 à la fin 2019. Les économies mondiales recevront un cadre législatif pour créer de la résilience et de la stabilité ainsi que de la sécurité pour les investissements à long terme. En outre, au fur et à mesure que de nouvelles entreprises s'y investiront à échelle croissante, les entreprises existantes modifieront leur activité principale pour se mettre en accord avec la nouvelle directive. Cela va initier une vague d'innovation et d'investissement à travers le monde, le développement de pratiques de marché pour résoudre les problèmes environnementaux, tout en permettant l’afflux d'argent dans des solutions innovantes et évolutives. Cela permettra le développement d'une société globale d'entrepreneurs : les innovateurs sociaux vont prospérer, car ils aborderont les problèmes émergents et persistants ; les entreprises existantes répondront favorablement à une loi qui ouvre la porte à d'autres marchés et à de nouvelles opportunités. En conséquence, les flux d'investissement à long terme à la fois privés et publics seront devenus largement disponibles, et redirigeront les flux d'argent vers de nouvelles pratiques économiques ainsi que vers celles plus traditionnelles mais désireuses et capables d'innover, de mobiliser largement et de changer d’échelle.

Une économie mondiale fondée sur une Directive anti-écocide peut être notre futur. Une Directive anti-écocide a le potentiel pour débloquer la crise actuelle, mettre en place une feuille de route très différente et construire une nouvelle vision. L'impact potentiel à continuer comme avant (« business as usual ») sur nos économies, notre sécurité, nos emplois et notre avenir, cela ne dépend que de nous - le monde est entre nos mains.
Ce que nous décidons de faire ensuite peut être source d'un changement puissant pour notre avenir à tous ;
tout ce qu'il faut est une loi pour déclencher la métamorphose vers une économie verte.
C'est notre héritage pour les générations futures.

Remarque : sur la demande de son auteur Steve Venton, j'ai retiré la référence à son article Triggering the Transformation to the Green Economy.
En effet, il s'est rendu compte que certains points mentionnés dans son article étaient inexacts et son référencement pourrait donc porter préjudice à cette belle initiative.
Merci pour votre compréhension.

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